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NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 09:55
de nitche
NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée ou comment bien foirer une course magnifique.

Le temps de digérer cet échec est d'environ une dizaine de jours. Le temps de l'analyse est aujourd'hui suffisant pour comprendre ce qui n'a pas marché mais aussi ce qui a été positif et, je pense, bien fait. Je commence par le côté positif. J'ai fait un entraînement sérieux et régulier, sans recherche de vitesse mais en quête d'un "confort" de course. Ayant réussi la transition zéro drop avec le passage en Altra, je n'ai eu aucune blessure depuis le début de l'année. Un marathon à Arles, plusieurs sorties longues dans le Ventoux de 4 à 9 heures, au maximum. Du gainage, du stretching et du pilates avec le foam roller ont complétés la panoplie du gars qui veut faire le job !
Toutefois, tout cela peut très rapidement ne servir à rien si, comme moi, vous pourrissez vos trois derniers jours. Explication. Trajet en voiture, 8 heures de bagnole 2 jours avant la course, qui ne pas fatigué plus que ça. Arrivés le soir à l'hôtel, un repas gargantuesque à l'Italienne, entrée, pâtes, viande, légumes, dessert, arrosés de vin pétillant et de bières (raisonnable en quantité). Puis un jour de repos à visiter le salon du vélo, sans apporter la petite bouteille d'eau qui va bien. Puis repas de goinfre avec pâtes et cie…puis plage, sieste, préparation du sac et du véhicule d'assistance. Repas plus léger mais pâtes encore (fameuses, on est au pays !). Le lendemain, jour de course et longue attente le matin après un petit déjeuner équilibré-protéiné, hydratation pendant l'attente. Puis le départ, sous le cagnard italien, c'est la fête, Ô joie Ô bonheur d'être là avec mes potes qui courent, on déroule à environ 10,5 - 11 km/h (j'ai pas pris mon GPS qui ne tient pas 30 heures…) mais je ne le sais pas que je vais trop vite ! Il fait chaud, je ne bois pas beaucoup et j'arrive au ravitaillement du 21e km, fringuant, heureux d'être là, je regarde partout, je souris à tout le monde, c'est beau. Je suis bien dans la première côte, je cours en tapant la discute avec Fred…Je suis bien, je te dit ! Mais ça ne va pas durer…Tiens, j'ai rien mangé depuis le début ! Mais je suis bien. Bref, juste pour dire que ça a tenu jusqu'au 40e km. Je m'arrête au niveau de notre suiveur et je ne suis plus aussi bien. Je le dit à Fred qui me répond qu'il faut que je sucre, que je boive mais déjà ça ne passe plus. Je le ralentis et je vois bien arriver la galère avec une grand G. Pas bon, pas bon du tout ! On commence à se faire doubler et par que par des bons coureurs. Aie ! je prends une balle et les idées noires commencent à faire surface. Je supplie Fred de partir devant en lui disant que je vais me refaire, il insiste, j'insiste et je gagne. Il part devant. Enfin, je peux spleener et marcher comme une grosse merde aux alentours 5 km/h. Je commence à faire la liste des conneries mais ça s'embrouille dans ma tête, je sais juste que c'est cuit et que la voiture-balai me colle aux basques. Mon suiveur me rejoint en courant plusieurs fois et j'essaye de me motiver à repartir en courant mais je prends les montées dans la gueule et je suis à la ramasse. Enfin, je m'assois au ravitaillement du 70e et je laisse le bénévole enlever mon dossard, je suis presque soulagé d'en avoir fini avec cette galère. Je monte dans la voiture et nous rejoignons Fred qui trace dans la nuit ! Il se met à pleurer lorsqu'il me voit sans dossard. Je lui remonte le moral et je commence alors un nouveau défi : lui faire la meilleure assistance au monde ! Il aura droit à tout…massage, petite glace au citron au 120e km, repos et air frais à l'ombre, bidons changés à chaque arrêt et il finira en 29h15 ! Fier et heureux pour lui, on se tombe dans les bras à l'arrivée (copieusement engueulé par Mario qui essaie de faire la sécurité avec les cyclistes qui arrivent comme des balles). Voilà, vous savez maintenant que la préparation c'est tout...mais ce n'est rien si vous n'êtes pas vigilant, concentré sur les fondamentaux (alimentation et hydratation). Pas de pitié…je suis un gros naze le mec qui conseille les autres ! Conclusion : je ne serai jamais à l'abri des défauts de mes débuts ! Il faut que j'aborde chaque course comme si c'était la première fois et ça je ne suis pas prêt de l'oublier. On verra en Camargue si je peux relever la tête (parce que là, j'ai un peu la chouma !).

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 10:05
de petit Franck
bonjour

dommage quand je t'ai vu a arles je ensais vraiment que tu finirais car la nove collli avait l'air d'etre ton objectif principal

bonne journee

franck derrien

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 12:17
de manubuell
nitche a écrit:NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée ou comment bien foirer une course magnifique.

Le temps de digérer cet échec est d'environ une dizaine de jours.


Pas d'échec juste un apprentissage qui recommence à chaque fois
déja se présenter c'était courageux
en plus ton auto critique que je trouve un peu forte t'a repositionné dans tes baskets,,,
la prochaine fois tu ne te feras plus avoir .... :boom:

:trinque: :pompom: :trinque:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 13:28
de manumds
Belle analyse, et en plus cela fait le plus grand bien de l'écrire.
Même avec l'expérience, nous ne sommes pas à l'abri.
C'est vrai qu'il faut rester vigilant.
En revanche, je pense que le otage en voiture n'est pas anodin.

Mais, tu vas rebondir très vite.
Merci pour ce retour très instructif

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 15:22
de nitche
Merci Franck, merci les Manu(s) pour votre lecture et vos commentaires.

Effectivement, il y a un effet cathartique dans l'écriture. Etre DNF fait aussi partie de la vie d'un Ultra complet et équilibré ! Je trouve souvent que mes abandons n'ont pas la qualité de mes réussites, à savoir un plus grand apprentissage sur moi-même. Si je retiens la leçon…pour un temps... mais je referai des erreurs, les mêmes sûrement. That's life !

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 19:13
de pascal P
Salut Greg,

Et bien je l'attendais ton CR ! Je voulais savoir ce qui pouvait bien t'avoir stoppé ; tu as l’expérience, j'avais suivi le zob :mrgreen: et constater que les km étaient là et tu avais l'air d'en vouloir (au vu des petites phrases qui accompagnaient le zob...).
J'ai vraiment été surpris de te voir dans les DNF.
Pas certains quand même que tu oublies cette erreur ; l'hydratation ! A mon avis, maintenant c'est ancré :wink:
C'est une pierre de plus à l'édifice ! Elle te serviras en mai prochain sur les route de l'Ardèche :mexicain: Et j'espère bien pouvoir partager quelques km avec toi.
Merci pour ton CR.
:chinois:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 20:51
de Oli89
nitche a écrit:Merci Franck, merci les Manu(s) pour votre lecture et vos commentaires.

Effectivement, il y a un effet cathartique dans l'écriture. Etre DNF fait aussi partie de la vie d'un Ultra complet et équilibré ! Je trouve souvent que mes abandons n'ont pas la qualité de mes réussites, à savoir un plus grand apprentissage sur moi-même. Si je retiens la leçon…pour un temps... mais je referai des erreurs, les mêmes sûrement. That's life !


"L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru". (Confucius)

Je doute que tu sois un cas à part.

Nombreux sont ceux qui excellent dans les conseils et l'analyse mais tombent eux-mêmes dans des pièges grossiers en commettant des erreurs qui leur paraissent après coup ridicules.

Bonne récup', sur le plan physique et surtout mental,

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 22:02
de Nine14
Oli89 a écrit:...
"L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru". (ma grand-mère)...

Moi, j'ai des questions à poser aux coureurs ultra expérimentés.

1) L'allure de départ
    Savez-vous que :
      - l'humain a du mal à apprécier sa vitesse. Il sait ressentir une accélération mais a du mal à estimer sa vitesse. Tout particulièrement après une grosse préparation suivie d'une bonne période d’affûtage. Le matin de la course, on vole. Et on court à 11 km/h alors qu'on se croit à 9,5
      - à ces allures, 1,5 km/h plus vite et vous divisez votre durée de soutien par 2
    Alors mes questions.
      Savez-vous cela ?
      Ou est-ce que vous l'oubliez entre 2 courses ?

2) L'hydratation
    Encore plus que l'allure de départ, l'hydratation est le point qui peut faire tout foirer (mis à part les blessures).
    Tout le monde sait que l'hydratation est super importante.
    Mais savez-vous que :
      - la circulation des fluides a ses règles très strictes à l'intérieur du corps
      - que des fois, il vaut mieux ne rien boire que trop boire;
      - bref, c'est très très complexe, sur toutes les courses qui dépassent 8H
    Alors mes questions.
      Savez-vous cela ?
      Ou est-ce que vous l'oubliez entre 2 courses ?

PS : si on oublie les choses entre 2 courses, pourquoi ne pas les noter ?

PS2 : bonne récupération Greg.
Pour l'hydratation, j'ai des solutions.
Par MP uniquement.

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 22:18
de petit Franck
bonjour Nine :hello:

L'allure de départ
Savez-vous que :
- l'humain a du mal à apprécier sa vitesse. Il sait ressentir une accélération mais a du mal à estimer sa vitesse. Tout particulièrement après une grosse préparation suivie d'une bonne période d’affûtage. Le matin de la course, on vole. Et on court à 11 km/h alors qu'on se croit à 9,5
- à ces allures, 1,5 km/h plus vite et vous divisez votre durée de soutien par 2
Alors mes questions.
Savez-vous cela ?
Ou est-ce que vous l'oubliez entre 2 courses ?


la vitesse diminue naturellement donc partir a 10.5 ou 11 sur une course comme la nove colli avec des barrieres horaires assez serrees n'est pas idiot
bien sur c'est vrai que tu tiendras moins longtemps a 10.5 ou 11 km h mais l'avance que tu as accumulé pendant les premieres heures permet de compenser le ralentissement sur la suite de la course :clown:

donc je persiste et signe : un depart rapide peut etre payant , et je dirais meme plus , si ca se trouve en partant un peu plus vite encore , nitche aurait peut etre terminé car dans mon cas toutes mes meilleures performances ont ete etablies avec des departs rapides , ca peut paraitre bizarre mais c comme ca :clown:

ca me fait penser que il faut que je te reponde sur un message que tu as poste sur kikourou concernnant le negative split , j'aimerais que tu sois convaincu que un depart rapide peut etre interessant sur une course :clown:

bonnne journée

franck derrien

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 22:22
de petit Franck
que des fois, il vaut mieux ne rien boire que trop boire;
- bref, c'est très très complexe, sur toutes les courses qui dépassent 8H


si tu bois que de l'eau pas de probleme bien sur par contre attention aux solutions sucrées et autres boissone energetiques souvent des coureurs ont du mal a les digerer et se retrouvent comme des imbeciles a vomir a cause d'une boisson mal digeree

sur ce point precis je suis 100 % d'accord avec toi ( mais pas sur le premier message concernant l'allure de depart :clown: )

bonne journee

franck derrien

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 23:14
de Pascal Pz
Nine et Franck, un combat de coqs tétus.
Sortez vos étuis à violons. :siffle: c'est reparti pour un tour :exclamation:
:fatigue: :sortir:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 23:29
de Popol24
Nitche,
Merci pour ce retour, qui sera bien utile à tous. Plus facile d'analyser une bonne course qu'un échec. Bravo à toi de le faire.
Pas persuadé que tu foires ta course dans les jours précédents. 9h00 de transport TTC pour moi la veille, sandwich le midi et resto pas au top le soir (charcuterie italienne et pâtes, sans désert, trop long...).

La vitesse de départ un poil haute, tu te pénalises peut être un peu mais je ne pense pas que celà puisse t'empêcher de gagner l'arrivée, la preuve, Fred est finisher.

En lisant ton post, tu dis que tu ne bois pas beaucoup et tu ne t'alimentes pas. A mon avis, la cause de ton échec tient en ces deux mots, alimentation et hydratation, les bases comme tu le dis.
J'ai foiré ma dernière course à Ploeren (24h) à cause de l'hydratation, clignotant au bout de 8 heures, à 6h00 de course c'était déjà mort. Et à Belvès (2015), pareil, mauvaise alimentation, je prends une mn au kilo à partir du 70ème et je dois mon salut qu'aux crèpes/Nutella du 80ème.

Comme toi j'ai eu la chance de me présenter sur la ligne de départ avec le sentiment d'avoir "fait le taf". Après, mon seul soucis était l'alimentation et l'hydratation, peut être plus facile à gérer avec le cyrano (je buvais -beaucoup- à chaque période de marche et m'alimentais un coup sur deux, du moins au début).
Après, je n'ai rencontré qu'un seul soucis, qui est resté mineur, l'estomac. Seuls les fruits et les liquides passaient. Me suis forcé à avaler des gels (pris aux tables de ravito) car je flippais un peu quand même et les deux vaches qui rit (piquées par mon épouse au petit dej de l'hôtel le dimanche) m'ont fait le plus grand bien au 180ème.
Au niveau des urines, ras, toujours couleur normale !!! Je pense que l'hydratation y est pour beaucoup (Merci Nine).

Me fais pas de soucis pour toi pour ton prochain raid en Camargue, on est toujours plus fort et plus expérimenté après une erreur. Et n'oublie pas de relire ton post avant le départ, c'est tout bénef !!!
Merci encore à toi pour ce retour plein d'enseignement.
Et bonne continuation dans ce monde très attachant de l'ultra....

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mar 31 Mai 2016 23:58
de Nine14
Pascal Pz a écrit:Nine et Franck, un combat de coqs tétus.
Sortez vos étuis à violons. :siffle: c'est reparti pour un tour :exclamation:
:fatigue: :sortir:

Laisse notre Francky en paix.
C'est un bon gars.

Merci d'avance.

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 06:26
de Oli89
Popol24 a écrit:Nitche,
Merci pour ce retour, qui sera bien utile à tous. Plus facile d'analyser une bonne course qu'un échec. Bravo à toi de le faire.
Pas persuadé que tu foires ta course dans les jours précédents. 9h00 de transport TTC pour moi la veille, sandwich le midi et resto pas au top le soir (charcuterie italienne et pâtes, sans désert, trop long...).

La vitesse de départ un poil haute, tu te pénalises peut être un peu mais je ne pense pas que celà puisse t'empêcher de gagner l'arrivée, la preuve, Fred est finisher.

En lisant ton post, tu dis que tu ne bois pas beaucoup et tu ne t'alimentes pas. A mon avis, la cause de ton échec tient en ces deux mots, alimentation et hydratation, les bases comme tu le dis.
J'ai foiré ma dernière course à Ploeren (24h) à cause de l'hydratation, clignotant au bout de 8 heures, à 6h00 de course c'était déjà mort. Et à Belvès (2015), pareil, mauvaise alimentation, je prends une mn au kilo à partir du 70ème et je dois mon salut qu'aux crèpes/Nutella du 80ème.

Comme toi j'ai eu la chance de me présenter sur la ligne de départ avec le sentiment d'avoir "fait le taf". Après, mon seul soucis était l'alimentation et l'hydratation, peut être plus facile à gérer avec le cyrano (je buvais -beaucoup- à chaque période de marche et m'alimentais un coup sur deux, du moins au début).
Après, je n'ai rencontré qu'un seul soucis, qui est resté mineur, l'estomac. Seuls les fruits et les liquides passaient. Me suis forcé à avaler des gels (pris aux tables de ravito) car je flippais un peu quand même et les deux vaches qui rit (piquées par mon épouse au petit dej de l'hôtel le dimanche) m'ont fait le plus grand bien au 180ème.
Au niveau des urines, ras, toujours couleur normale !!! Je pense que l'hydratation y est pour beaucoup (Merci Nine).

Me fais pas de soucis pour toi pour ton prochain raid en Camargue, on est toujours plus fort et plus expérimenté après une erreur. Et n'oublie pas de relire ton post avant le départ, c'est tout bénef !!!
Merci encore à toi pour ce retour plein d'enseignement.
Et bonne continuation dans ce monde très attachant de l'ultra....


:plus1:

Notamment pour l'analyse des causes de l'échec.

Ton récit le traduit.

Si tu avais vraiment perdu ta course dans l'avant-course, tu aurais eu, je pense, la sensation d'être "à côté de tes pompes" plus vite.
Quant au léger différentiel d'allure, il se paye forcément... Mais plus tard.
Donc alimentation et hydratation = les deux soucis majeurs, même si l'avant-course a, je pense, accéléré l'"explosion".

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 08:09
de jp75018
Bravo, en particulier pour ta lucidité! :wink:

Tout a été dit sur les raisons de ton abandon : hydratation / alimentation mal gérées, l'allure de départ trop rapide et le manque de repos de la veille n'ayant qu'accéléré les choses. En effet, un départ trop rapide, même s'il n'est pas optimal (n'en déplaise à Franck :wink: ) pour la perf, mène rarement à l'abandon, sauf à s'entêter à vouloir maintenir cette sur-vitesse quand ça devient dur...

Par contre, j'aimerais aborder un point qui n'est pas un détail je pense, étais-tu conscient sur le moment du fait que tu allais trop vite et que ton hydratation et ton alimentation étaient insuffisantes :quoi:
Car, contrairement à ce que dit Nine, la plupart du temps, le coureur est tout à fait conscient qu'il est en train de se préparer une course difficile en partant trop vite mais pour X "bonnes" raisons (il fait encore frais, je suis si facile, autant gagner un peu de temps, je vais encore suivre un peu mon pote, etc...) il diffère la décision de lever immédiatement le pied, et même quand cela devient un peu plus dur que ça ne devrait au bout de quelques heures de course, il peut encore persister (théorie de le grenouille dans un bocal avec l'eau se réchauffant lentement... :rigoler: ).
Je pense que nous avons tous vécu cela à des degrés divers. :clown:

Peut être as-tu fait cela aussi pour l'hydratation et l'alimentation (je suis bien, je préfère garder mon rythme, je verrai ça plus tard...). Comme l'a bien dit Popol, le fait d'être en mode Cyrano donne le bon réflexe de boire et de s'alimenter régulièrement sans se poser de questions. :super:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 08:36
de Hikaru
Tu ne fais pas de concession avec toi même !
Cela reste tout de même une belle expérience de plus dans ton escarcelle de coureur. En plus, comme tu es passé du côté accompagnateur, tu vas devenir un coureur encore plus sympa avec les tiens :wink:

Sur ton analyse, beaucoup de choses ont déjà été écrites avec beaucoup plus de justesse que je ne saurais le faire.

Place à la Camargue :pompom:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 09:08
de Pascal Pz
Nine14 a écrit:Laisse notre Francky en paix.
C'est un bon gars.Merci.

:hello: Nine,
Je sais que Franck est un bon gars et toi aussi tu es plein de qualité, mais vous seriez pas un peu tétus tout de même ? :wink: Dans bien des cas ce n'est pas forcément un défaut (en ultra par exemple, à condition de rester lucide sans doute, mais je manque d'expèrience et n'en aurais probablement jamais des tonnes). Chacun coure bien comme bon lui semble, si le plaisir est au rendez vous, tout va bien. :chinois:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 10:18
de Oli89
jp75018 a écrit:
Par contre, j'aimerais aborder un point qui n'est pas un détail je pense, étais-tu conscient sur le moment du fait que tu allais trop vite et que ton hydratation et ton alimentation étaient insuffisantes :quoi:
Car, contrairement à ce que dit Nine, la plupart du temps, le coureur est tout à fait conscient qu'il est en train de se préparer une course difficile en partant trop vite mais pour X "bonnes" raisons (il fait encore frais, je suis si facile, autant gagner un peu de temps, je vais encore suivre un peu mon pote, etc...) il diffère la décision de lever immédiatement le pied, et même quand cela devient un peu plus dur que ça ne devrait au bout de quelques heures de course, il peut encore persister (théorie de le grenouille dans un bocal avec l'eau se réchauffant lentement... :rigoler: ).
Je pense que nous avons tous vécu cela à des degrés divers. :clown:


Très juste. :chinois:

Vécu, revécu, et re-revécu en ce qui me concerne. :mrgreen:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 12:58
de nitche
Merci à tous,

N'étant pas là pour faire ma pleureuse ou mon maniaque, je prends tous vos conseils, vos analyses et autres. Pas de doute pour moi aussi, j'ai négligé une bonne hydratation (en volume et en fréquence) ainsi que l'alimentation. Pour terminer, je sais aussi que pour un Sudiste je ne gère pas très bien la chaleur et avec le manque d'aguerrissement (printemps frais) ce fut la cerise sur le gâteau ! je pense faire un 20' course et 1' marche en Camargue afin que la minute marchée serve à l'alimentation et pour l'hydratation un bip toutes les 10'. Tout le monde valide ? :wink:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 13:04
de Popol24
19 de course, 01 de marche, c'est plus simple pour compter :super:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 13:13
de christian77
Salut tout le monde et en particulier nitch.
C'est bien de revenir sur une course, quelle qu'en soit l'issue, pour analyser les causes de son déroulement tel qu'il a eu lieu. C'est hyper difficile de s'abstenir de courir au dessus de l'allure théorique que l'on avait calculée comme celle qui devait nous conduire au succès. Mais c'est ainsi et c'est humain. En tout cas, belle alternative que de passer si utilement du côté accompagnateur. J'engrange de l'information au travers des CR comme celui-ci et je vais méditer aussi utilement celui de popol que le tien. Bonne récupération et merci encore. :merci:

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 15:48
de manumds
nitche a écrit:Merci à tous,

N'étant pas là pour faire ma pleureuse ou mon maniaque, je prends tous vos conseils, vos analyses et autres. Pas de doute pour moi aussi, j'ai négligé une bonne hydratation (en volume et en fréquence) ainsi que l'alimentation. Pour terminer, je sais aussi que pour un Sudiste je ne gère pas très bien la chaleur et avec le manque d'aguerrissement (printemps frais) ce fut la cerise sur le gâteau ! je pense faire un 20' course et 1' marche en Camargue afin que la minute marchée serve à l'alimentation et pour l'hydratation un bip toutes les 10'. Tout le monde valide ? :wink:


Greg,

Tout à fait, mais comme à chaque course de printemps et lorsqu'il n'a pas fait chaud avant, il y a des dégâts et chaque grain sable, facile à gérer en condition normale, devient ingérable et comme tu n'aimes pas la chaleur, ça va très vite.

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Mer 1 Juin 2016 17:53
de Pascal Pz
:hello: Nitche,
Si tu n'aimes pas le chaud courir en Camargue en juin, ça va être difficile, tu peux même pousser à 14mn course, 1mn marchée pour te ravitailler. Quand il fait chaud je bois toutes les 12/14mn .

Re: NOVE COLLI : Chronique d'une fin prématurée

MessagePosté: Sam 4 Juin 2016 21:25
de Léonard
Bon, c'est sûr que quand on se prépare pour une course on est déçu de ne pas aller au bout mais dans ton cas il y a d'autres objectifs proches derrière. Ces kms trop rapides te seront utiles pour la Camargue.

Moi non plus je n'aime pas la chaleur, l'an dernier j'ai assez donné (24h d'Albi et les 6 jours de Privas) Mais bon, en Camargue il y aura un peu d'air, et l'air de la mer! :exite: :exite: :exite:

A vendredi :hello:

P.S.: j'ai choisi de rester à Aigues-Mortes le vendredi, je prend le bus du matin. Et toi?