Vent des Globes

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Re: Vent des Globes

Messagede gegebzh le Lun 9 Nov 2020 20:03

" Une écrasante majorité des skippers du prochain Vendée Globe s’entraîne en Bretagne. Pourtant aucune règle ni loi ne l’impose. Alors comment expliquer ce phénomène ?

La Bretagne, terre de marins ? La réponse parait évidente tant des navigateurs comme Eric Tabarly ont marqué l’histoire de la voile. Conséquence, on en oublierait presque qu’il existe de bons marins ailleurs. « Je me bats contre cette idée reçue qu’il faut être breton pour faire du bateau. Les gens qui me voient travailler sur le bateau me disent : mais qu’est-ce qu’un Breton vient faire ici (à Port Camargue) ? », raconte Kito de Pavant, le seul participant français du Vendée Globe à résider sur la côte méditerranéenne.

Lorsque l’on passe au peigne fin les lieux de villégiature des skippers, il n’y a pourtant aucun doute au sujet de l’emprise bretonne sur la voile française : sur treize Français engagés sur ce Vendée Globe, ils sont une large majorité à naviguer sur les côtes de Bretagne. Un nombre élevé, qui s’explique aisément d’après le skipper de Groupe Bel. « Le nombre de Bretons est lié à la présence de grandes épreuves sur la façade atlantique et dans le nord de la France. Le Vendée Globe et toutes ces courses là ont fait le succès des marins bretons. »

« En Méditerranée, on sait naviguer »

Sur cette édition du Vendée Globe, les seuls Français à ne pas vivre en Bretagne sont Louis Burton - qui est de Paris, mais qui navigue à Saint-Malo - le Franco-Italien Alessandro Di Benedetto (Les Sables d’Olonne) et Arnaud Boissières, qui vit et régate, lui, en Gironde. Mais un seul habite et s’entraine en Méditerranée… Ce qui ne parait pourtant pas constituer un handicap. « Dans notre région qui est le Languedoc-Roussillon, on a des conditions un peu rudes, que l’on pourrait rencontrer en Bretagne ou Vendée, souligne De Pavant. On est quelques-uns à avoir démontré qu’en Méditerranée on sait naviguer. Jean-Marie Vidal a gagné deux fois La Solitaire du Figaro, et je suis le deuxième à avoir fait ça (ndlr : en 2002), j’en suis très fier. » Vidal et De Pavant ne sont pas les seuls « Sudistes » à remporter de grandes courses : lors du dernier Tour de France à la voile, l’équipage de Toulon Provence Méditerranée s’est ainsi imposé en devançant Courrier Dunkerque et Bretagne Crédit Mutuel Elite.

Ne pas vivre en Bretagne et donc ne pas côtoyer les autres navigateurs au quotidien, peut avoir des côtés positifs. Même pour les solitaires comme le navigateur de Groupe Bel. « Se retrouver ici un peu seul a autant d’avantages que d’inconvénients. L’avantage, c’est que justement on peut développer ses propres idées sans être perturbé ou influencé par ce que font les autres. A Port la Forêt, quand un mec rallonge sa dérive de 10cm, tu peux être sûr qu’il y a dix bateaux qui vont rallonger leur bateau de 10-12 ou15 cm ! D’être dans le sud permet donc d’avoir ses idées, de développer ses trucs sereinement. » Mais, même si l’isolement a du bon, il n’est bien sûr pas toujours positif. « L’inconvénient c’est justement de ne pas pouvoir comparer tout le travail qu’on fait techniquement sur le bateau dès qu’on va sur l’eau. On est obligé d’attendre les compétitions pour se confronter aux autres. » Une belle opportunité se profile le 10 novembre prochain…"
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